
J’avais mal partout. Tout mon corps n’était plus que douleur. La fièvre, le manque d’appétit, la faiblesse…tout ce que ressent celui qui est malade. Il me semblait que petit à petit mon corps perdait toutes ses capacités. Cependant, dans mon for intérieur j’avais toujours envie de vivre, vivre bien. M’accrocher à la vie pour me rendre utile à ceux qui me sont chers.
Plusieurs pensées me traversaient l’esprit. Comment peut-on quitter cette vie étant encore jeune ? Et mes rêves seraient-ils tous emportés par le vent ? Non, je ne dois pas mourir jeune me dis-je. Le monde a encore besoin de moi. Et ce continent noir ira mieux que si j’apporte aussi ma contribution pour son évolution. J’ai toujours eu l’idée de me rendre utile pour ma famille, ma nation et toute l’humanité. Je sui sûr que quelqu’un a besoin de moi quelque part.
Je mis alors tous les moyens nécessaires pour combattre le mal qui me rongeait. De dizaine de médicaments que je devais avaler chaque semaine, sans oublier des piqûres des seringues. Oui, il fallait tout supporter. Pour chaque traitement je m’accrochais à une pensée solide qui me permettait de supporter le dégoût causé par les médicaments et les piqûres de seringues. A certaines occasions je me disais « Moi aussi je peux servir dans une armée ; donc, je dois endurer la souffrance sans crier. » C’est ainsi que je voyais chaque jour passer, car réellement « Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat. » Job 7.
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Malcolm x est l’un des leaders afro-américains, mort assassiné à l’âge de 40 ans. Il est l’homme qui a osé, par tous les moyens, libérer l’homme noir de ses chaines dont le sentiment d’infériorité face aux blancs. Bien que, certaines de ses positions peuvent parfois entrainer au suprémacisme noir ou à la violence, on peut tout de même retenir ce qui fut bon et positif dans ce grand orateur et militant des droits de l’homme. Malcolm fut un fervent défenseur des droits civiques qu’il affirme défendre « par tous les moyens nécessaires ». Pour arriver à tirer la meilleure partie de son message, faudra t-il, peut-être, avoir en vue ce que lui-même affirme dans son autobiographie : « Après ma mort, ils feront de moi un raciste, quelqu’un de colérique qui inspire la peur…Je ne suis pas raciste. Je ne crois en aucune forme de ségrégation. Le concept du racisme m’est étranger.»
Né le 19 mai 1925 dans une famille noire à Ohama (Nebraska) un État du centre des États-Unis , Malcolm connait une enfance marquée par les violences du Ku Klux Klan, organisation qui prône la suprématie de la race blanche sur les autres races. Encore très jeune, Malcolm perd son père dans des circonstances suspectes, ce qui l’entraine dans une perte de repères morales. Le jeune Malcolm se livre à la drogue et la criminalité, actes qui lui coutent une condamnation de 8 à 10 ans de réclusion pour vol et effraction. Elle passa six ans de sa vie en prison, qu’il a sut mettre en profit pour apprendre beaucoup de choses et devint un passionné de la lecture. Plus tard, il affirme dans ces discours, « avoir un passé de criminel n’est pas honteux ; ce qui est honteux c’est de rester un criminel. Je suis un ancien criminel. J’ai été en prison, je n’en ai pas honte. Quiconque utilise ça contre moi ne se sert pas du bon bâton. Ce bâton là ne me fait pas mal. »
A sa sortie de prison en 1952, Malcolm déjà converti à la Nation de l’Islam d’Elijah Muhammad. L’homme commence ses prêches et utilise souvent des fables et paraboles. Il fut un partisan des positions plus agressives pour amener les noirs à se battre pour leur liberté et le respect de leurs droits. Il se résume lui-même comme étant fait de tout ce qu’il fait. Sa prise de position est qu’il faut des mesures extrêmes pour faire bouger les choses. Pour lui, changer la situation qui règne dans ce monde et qui opprime la majorité de la population n’est pas quelque chose qui se donne. On ne peut l’attendre passivement mais en se battant pour le changement désiré. « Le temps des martyrs est maintenant venu, et si je suis l’un d’eux, ce sera pour la cause de la fraternité. C’est la seule chose capable de sauver ce pays. » Malcolm x, 19 Février 1965.
Par ses pensées et ses actes, Malcolm prouve que c’est en croyant qu’on est spéciale qu’on peut faire des choses spéciales. Aujourd’hui plus que jamais chacun a besoin d’être réconcilié avec lui-même et avec les autres. Noir ou blanc, chacun est unique et mérite le respect en tant qu’être humain. Rien ne sert de se mépriser soi-même ou de mépriser les autres. « Qui vous a appris à haïr votre couleur de peau ?…Qui vous a appris à vous haïr de la tête aux pieds ?…Qui vous a appris à haïr les vôtres ? Qui vous a appris à haïr votre propre race au point que vous vous évitez entre vous ?…Demandez-vous qui vous a enseigné à vous haïr tels que Dieu vous a faits ? » Malcolm x. l’homme fut assassiné le 21 Février 1965 par un commando de Nation of Islam, groupe qu’il avait quitté en 1964. Il a su mener son combat jusqu’à la mort, et son message nous apprend encore, aujourd’hui, à croire en nous-mêmes.
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Il est rare de trouver, de nos jours, une société où tout marche comme prévu. Une société où tous les membres suivent des règles et se conforment aux lois connues comme piliers de bonne vie et mœurs. Cependant, nombreux parmi ceux qui semblent être traité des rebelles, ne sont pas toujours rebelles au fond. Ils sont parfois des bonnes personnes qu’on n’a pas eu le temps d’écouter, des gens bien qu’on ne veut pas comprendre, voire même approcher et que l’on finit par traiter des rebelles ou à les marginaliser. Tous les rebelles de notre société ne sont pas des vrais rebelles.
Dans notre société actuelle où la violence se repend de plus en plus, où des conflits dégénèrent plus souvent en guerres incessantes, où la raison du plus fort est toujours la meilleure. La plupart des dirigeants dans nos sociétés placent le dialogue comme dernier recours et on en recourt souvent lorsque le feu d’un conflit ne peut plus s’éteindre. Des pères très autoritaires entrainent facilement leurs enfants à la désobéissance et la rébellion. Un régime très fermé, dans ses idéologies, finit par faire naître des rebelles. Plus souvent, dire que « Le dialogue vaut mieux que la violence » reste une théorie mais pas toujours une pratique.
Plus que jamais les conflits nécessitent une approche pacifique par le dialogue. Il est de l’intérêt de toute la société que ceux qui pensent différemment ne soient pas la cible de la haine et de la marginalisation. En agissant avec violence on ne peut que récolter la violence en retour. Plusieurs personnes finissent par prendre des décisions extrêmes car personne ne les a écoutés. Certaines situations pouvant entrainer à la violence peuvent être évité juste par l’esprit du dialogue et non de jugement, lorsqu’on cherche à comprendre l’autre, pourquoi il n’agit pas comme nous, parle d’une autre manière….on finit, dans certains cas, à comprendre qu’il n’a pas toujours tort. Les rebelles de nos sociétés ne sont pas tous ce qu’ils sont aux yeux de beaucoup de gens.
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Des milliers de congolais vivant au Burundi se pressent pour aller voter à Uvira. Uvira est la ville la plus proche de la RDC, située à 15 Km de Bujumbura. Depuis ce dimanche 27 Novembre, des bus se rangent par dizaines à l’ambassade de la RDC à Bujumbura pour conduire des milliers de congolais, gratuitement, à Uvira. Ce moment historique permet à plusieurs congolais, vivant au Burundi, de voter mais aussi de rencontrer des amis et parents vivants dans le pays.
Le climat est apaisé et chaque citoyen sait au-moins le numéro du candidat pour qui voter. Depuis tôt le matin, une cinquantaine des bureaux de votes accueillent des milliers de citoyens qui se hâtent de remplir leur devoir civique. Les élections se déroulent sans incidents majeurs, à part le fait que les gens qui ont fait l’enrôlement en dehors d’Uvira se retrouvent dans l’impossibilité de voter, du fait que leurs noms ne sont pas sur des listes.
Bien que tout se passe sans trouble, il apparait aussi qu’un climat de suspicion anime la grande partie des citoyens vis-à-vis de la C.E.N.I (Commission Electoral Nationale Indépendante). Les messages se passent de bouche à oreille qu’il ne faut pas utiliser les stylos de la C.E.N.I, disposés dans chaque bureaux, comme quoi après 30 minutes la marquent s’effacent à la main. Chacun dans le but de préserver son choix, fait de son mieux pour utiliser un autre stylo ou l’encre prévu dans chaque isoloir.
Enfin, c’est le moment de rentrer au Burundi. Ces mêmes bus sont là pour amener les congolais hors de leur pays. Si nous vivons loin de notre pays c’est justement parce que notre pays va mal. Peut-être que notre choix fera changer positivement la situation. « Certains de ceux qui sont dans ces bus ne rêveront la RDC que cinq ans encore plus tard, pour voter ou se refaire enrôler, » lâche un homme. Notre mal-vivre actuel n’est-il pas le résultat des nos mauvais choix et ceux de nos dirigeants ? L’avenir de notre pays est maintenant aux mains de ceux pour qui nous avons voté, me dis-je en pensant à toute notre misère actuelle.
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La mort est le mot que j’associais souvent à la vieillesse ou aux maladies des longues durées. Je ne comprenais pas qu’elle pouvait aussi nous surprendre dans des moments les plus inattendus de nos vies ; en pleine santé, en pleine gloire, après un mariage heureux, en pleine fête…ou même pendant un profond sommeil. Il y a de cela quelques années j’admirai un de mes collègues de classe, un ami que je considérais aussi comme mon propre frère. Un nommé Kashali. Un jeune intelligent qui semblait être né pour résoudre toutes les équations qui terrorisaient l’ensemble de notre classe. Dans notre promotion, en section Math-physique, il était inégalable. Toujours premier de la classe. C’est lui qui nous expliquait parfois certaines notions mal comprises en classe.
Après l’obtention de nos diplômes, chacun devait prendre son chemin, c’est ainsi que la vie nous sépara. Une année plus tard, je fus profondément attristé par la nouvelle de sa disparition. Une mort brusque suite à un accident de moto l’avait arraché à cette vie. J’avais du mal à croire que lui devait mourir baignant dans son sang ! Ainsi une histoire qui semblait avoir bien commencé se terminait d’une manière brutale. Quelques années plus tard, je fus mon retour à notre vieille école, « STELLA MARRIS (étoile de mer) ». C’est fut comme si notre promotion n’avait jamais existé. Une nouvelle génération d’étudiant s’était installée. Notre souvenir n’était plus, juste quelques professeurs pouvaient encore me reconnaitre. Notre place était occupée par d’autres. C’était comme si nous n’avions même pas existé !
C’est avec tristesse que je constate parfois que la vie peut être impitoyable. Vers qui se plaindre ? On doit admettre cette réalité de notre existence. Je pourrais porter plainte pour toutes ces vies que la mort arrache impitoyablement, sans même dire gare ! En écrivant ceci je pense à une vacancière morte au Burundi, en pleine fête organisée par sa famille pour l’accueillir, après plusieurs années en Europe. Une autre histoire triste serait celle de ce touriste britannique tué aux Seychelles par un requin, en plein lune de miel. J’admets que notre vie ne tient qu’à un fil et tout peut arriver, n’importe quand! Je me garde tout de même d’accepter que ce monde ne serait qu’un gouffre de tristesse, une cage de démons, une rivière de larmes, un nid de scorpions ou une vallée de misère. Nous avons le temps présent pour aimer, faire avancer le monde à notre manière et enfin, remplir notre dernier devoir, mourir !
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