Une rescapée de la mort au Burundi

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5 janvier 2011

Une rescapée de la mort au Burundi

Voici une histoire qui a battu le record d’un grand émerveillement, à la Burundaise, en Décembre 2010. Une jeune femme morte dont la nouvelle fut confirmée par plusieurs sources, est « ressuscitée » trois ans et demi après sa « mort ». Elle s’appelle Jacqueline Mukandutiye, âgé de 28 ans, vit en province de Kirundo. Mariée à un homme du nom de Karenzo Oswald et mère d’un enfant. Selon différents témoignages, cette jeune femme attrape une fièvre banale dans la nuit du 25, juin 2007 et meurt le lendemain dans la matinée du 26. Juin.2007, après cette mort suite à une courte maladie, elle est enterrée et oubliée comme nous le faisons toujours chez nous. Peut-être, elle de son côté n’a pas pu nous oublier.

Un certain vendredi de fin Novembre 2010, cette femme est revue pour la première fois après sa mort et son enterrement. Tous les gens ont peur. Croyez-moi les bantoues ont peur de la mort, ça nous effraye nous autres, habitants du sud du Sahara ! On préfère ne pas être là quand elle arrive. La femme, « la ressuscitée », manifeste des comportements bizarres après cette réapparition. Elle broute de l’herbe et sourit chaque fois que son regard croise celui d’une parenté. L’homme chez qui cette femme débarque, terrifié, fait appel au voisinage. Et de cet effet, la nouvelle se répand comme la traînée de poudre. On l’amène au poste de la police, lieu où sa famille la retrouve pour la première fois le 04. Décembre 2010. Elle restera en ce lieu jusqu’au 9. Décembre avant d’être acheminée à Bujumbura dans un centre neuro-psychiatrique.

Plusieurs opinions divergentes sont maintenant partagées sur ce fait. Certains parlent d’un miracle et d’autres soutiennent que cela relève d’un cas d’ensorcellement. De même un homme est pointé du doigt étant le présumé sorcier de cette victime. Mais de sa part, notre présumé, affirme : « Je ne connais même pas cette femme ». Mystère sans nom digne d’un film fictif ! Selon le Père Liboire Kagabo, professeur d’anthropologie religieuse à l’Université du Burundi : « Il ne s’agit ni de mort ni de résurrection, mais d’ensorcellement pour fin anthropophagique. Une pratique qui consiste à faire passer la victime comme morte, ensuite l’ensorceleur va la déterrer, l’engraisser pendant un temps, jusqu’à ce qu’elle atteigne 90 à 100 kg. En ce moment là, elle est bonne à manger, pour eux. Selon moi, si vraiment ces pratiques existent, les exceptions ne peuvent pas aussi manquer. Jacqueline est une exception ! Selon le centre neuro-psychiatrique où elle est traitée, le directeur affirme : « Il y a espoir que Jacqueline guérisse et réintègre la société ». Voilà une nouvelle qui ne sera pas bien reçue par nos chers mangeurs d’hommes !

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